
Parfois tu dis : j’aimerais trouver ma place, pour être vraiment heureux. Mais c’est si difficile, je ne sais pas où aller, je ne sais pas vers quoi aller, je ne sais pas ce que je dois faire.
C’est que justement, il n’y a rien que tu doives faire. C’est justement l’idée de faire qui te trompe et te ment.
Non tu n’as rien à faire, juste à comprendre, sans les mots, que ta véritable place est celle où tu te trouves déjà. La réalité est que tu es là et qu’il ne peut pas en être autrement.
Ce n’est qu’à partir de là que tu peux savoir, ce qui n’est pas un savoir, mais une connaissance une évidence, Intime, Absolue, non mémorisable, non explicable, un vécu de tous les vécus possibles et imaginables.
C’est à partir de là que tu es. Il n’y a aucun besoin d’aller nulle part. Tu es déjà à destination sans être parti.
C’est le mystère que tu ne sauras jamais, que seulement tu vivras, sans savoir ce qu’il est, qui se cache derrière chacune des pensées qui surgissent de l’infini pour y retourner. « A cette même place où tu es ». Les pensées ne peuvent donc « t »‘appartenir. Les pensées ne peuvent donc « te » définir.
Parfois tu dis : Le problème au fond, c’est que je ne sais pas qui je suis vraiment. Et le monde, et la vie, n’ont aucun sens.
Vois comme, dès que tu mets des mots issus des pensées, cela nécessite d’avoir un sens.
Quel sens pourrait-il y avoir ? Quelle direction pourrait-elle être possible ? Quand tout est déjà écrit,
sans début et sans fin, quand tout se vit au présent simple, au seul moment possible. C’est le paradoxe inabordable avec les mots.
Tu l’auras peut-être compris, ou intuitivement ressenti, en voulant trouver en ce monde ce qui te rendra un jour heureux, tu ne trouveras rien d’autre que l’éphémère qui va, qui vient et repart sans crier gare.
Et ne laisse qu’une seule Voix(e) : Toi.
