Ami(e)

Ami(e)…
Je connais tes douleurs, je connais tes souffrances, je sais combien elles te rongent, combien elles te déchirent, dans ta solitude.

Dans ta grande incompréhension, peu à peu, tu as posé des images dans lesquelles tu t’abimes, et ne voyant plus qu’elles, tu plonges davantage encore.

Ainsi, devant toi, il y a les grandes famines, les grandes guerres, les grands fléaux de la terre, les injustices et les mensonges, les dictateurs, les meurtriers, les fous de dieux imaginés, l’innocence bafouée, la marche d’un monde insensé, qui tourne, tourne en rond, à t’en donner le vertige, à t’en donner la nausée.

Mais il y a aussi…
celui que tu croises et qui ne te regarde pas, celui qui n’agit pas comme tu le voudrais, celui qui, à tes yeux, se perd et se fourvoie, celui qui devrait faire comme ci, celui qui devrait être comme ça, celui qui n’est jamais d’accord avec toi, celui qui, penses-tu, te regarde de haut, qu’en réalité, « tu » regardes de ton monde à toi, et que, d’un coin obscur tapi dans l’ombre, en silence, tu assassines à chaque seconde.

Ami(e)…
vois tu, les images devant toi ne sont que les reflets de ton propre monde. Sans lui, tu ne les verrais pas

Et tu ne comprends plus rien à rien, et les douleurs, et les souffrances, et les images qui dansent devant toi.

Et pourtant ami(e), je voudrais te dire il y a un Sentier de Vérité (certains le nomment Paix, d’autres Lumière, d’autres encore Amour, mais ce sera Toi qui saura) qui n’attend que Toi et il te faut Le trouver, Toi, et Toi seul, car ce Sentier est unique à Toi, vierge depuis la nuit des temps.

Amie(e), écoute…
une seule question en donne l’accès qu’il te faut sonder dans ta vulnérabilité la plus nue :

« Qui es-tu vraiment ? »

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