
Comment te dire… qu’il y a au creux du non-faire, des myriades d’étoiles.
Comment te dire… qu’au creux du non-faire, il y a tout, absolument tout. Sauf ce que tu imagines : peut être un monde de solitude et de désolation, ou toutes autres choses…
Que le cœur même du non-faire est mystère vivant qui se vit de lui-même, sans besoin aucun d’aller « quelque part », de « parler », de « façonner ».
De s’occuper…
S’occuper n’est qu’une idée que le monde a créée, te rendant suspect si tu ne fais rien, alors le rien prend des airs coupables, il devient l’ennemi à abattre coûte que coûte, le rien n’a plus sa raison d’être, habillé d’inutile, il est devenu l’entrave au seul dieu raisonnable : le Faire.
Comment te dire… Te faire entrevoir… La grâce et la beauté du non-faire qui n’est pas l’opposé du faire, et c’est sans doute cela qui te perd.
Le non-faire… est tout et rien à la fois, il est repos ultime, abandon même de tout ce qui t’éloigne de Toi, reconnaissance, évidence, où plus rien ne se pense, où plus rien ne se détruit.
Ne te désole pas, aime la patience. Un jour viendra et tu comprendras.
