
Il est écoeurance, tumulte insensé,
le sentiment séparé
Il est souffrance, spirale infernale,
le sentiment séparé
Il est mal d’errance, routes cabossées,
le sentiment séparé
Toute puissance, en apparence, voile tissé d’ignorance
Tout est de là… Ta douleur. Tes soupirs. Ta recherche éternelle que tu ne sais même pas, tes cris sans bruit, tes larmes sèches, ton corps trop serré, que tu ne dis pas.
Parce que le dire serait inconcevable. Comment dire le vulnérable ? Tu n’as pas appris, on ne t’a jamais dit. Alors tu fais semblant que tout va bien, et tu le fais si bien qu’enfin tu le croies.
Et tu te perds, et tu fonds, encore… aux attractions, sirènes enchantées qui te bercent un moment, un doux moment, te recouvrent d’oubli, jusqu’au prochain précipice.
Il est, le sentiment séparé, si puissant regard qu’il fait le monde à chaque seconde.
Et ça tourne autour de lui comme un manège enchaîné qui t’entraîne, encore, et encore…
