
Il est des endroits de rien du tout, où de vieilles mémoires surgissent tout à coup de l’oubli.
Et on s’arrête là, envahi d’un je-ne-sais-quoi, qui se déploie et prend toute la place, même celle des vieilles mémoires.
Ne reste plus qu’un fardeau qui se dépose, un fardeau de quoi on ne sait plus, et peu importe après tout.
L’endroit de rien du tout, empli de rien empli de tout, parle de rien parle de tout, et on n’y comprend rien mais on écoute.
Et tout au creux du murmure du rien du tout, se tient l’endroit cherché depuis tant de temps, qu’on ne sait vraiment.
On aimerait y rester, ne plus revenir en arrière ni en avant, être là et c’est tout.
Et parce qu’on aimerait y rester à jamais, les pas reprennent la route, le cœur soulevé d’un pan de lumière.
