Un matin libre

Me promener
Sur le sable
Reflux de la mer offrant ses longues plaines,
froides, humides et soyeuses aux pieds nus.

Au loin, des pêcheurs fouillent la vase et les roches, 
ramassent coques, praires, bigorneaux, étrilles…
En riant, des enfants s’envolent autour d’eux.

Le vent souffle, l’air est frais.
Une pluie fine se met à tomber,
effleure mon visage,
se mêle aux embruns.

Les effluves de la marée sont puissants.
Les grands goélands tournoient dans le ciel bas, lourd,
au-dessus des bancs de sable, 
impatients de se nourrir au festin de la mer.

C’est un petit matin comme je les aime,
m’offrant des promesses de délivrance.

J’aime chaque pas dévêtu.

Je ferme les yeux et deviens océan.

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