L’infime

C’est quand nos pas nous portent aux sentes feuillues
Que l’on découvre alors en se penchant dessus
L’univers s’entrouvrant de nuances nouvelles
De milliers de couleurs qui soudain interpellent

Et l’on s’arrête alors sur un détail obscur
Que nos yeux n’ont point vu tandis que l’âme est sûre
On ralentit la marche on regarde au plus près
La fleur épanouie en ce jardin secret

Et l’on y voit alors tout le commencement
La vie originelle et son balbutiement
L’infiniment petit se déploie sous nos yeux
Qu’en nos cœurs éblouis on a dénommé Dieu

La fleur parfois se meut à la brise légère
Exhale un arôme où se mêle la bruyère
Raconte ses heures au passant solitaire
A l’écoute du monde en sonate légère

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