Le dragon

Derrière la vallée se trouve un lieu caché
Un pays d’Avalon
De lutins et de fées, ombres ensommeillées
Sous l’aile du dragon

Il va, il vient, parfois au détour d’un vent froid
Murmure ses secrets
Du profond des sous-bois à l’homme empli de foi
Qui se promènerait

A l’écoute féconde, à l’étude des mondes
Merlin ! Te caches-tu ?
Car je sens vibrer l’onde, agitant les osmondes
Mais soudain tout s’est tu…

J’entre dans le royaume des dieux – non de l’homme
Lointaine dimension
Où dorment les gnomes. C’est ainsi qu’on la nomme
La terre du dragon

Elle est parfois silence… fantôme… apparence
Rend fou l’homme égaré
Qui s’obstine et avance à l’abri de sa lance
Rempart qu’il s’est forgé

Et l’on entend parfois des rires que l’on croit
Sortir de la folie
Merlin ? Est-ce bien toi ? Oui tu hantes ces bois
Car telle est ta magie

L’homme sage la sait… à chaque pas qu’il fait
Au détour de la lande
S’enfonçant en forêt, terre des farfadets
Des bois de Brocéliande

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