Dans mes nuits

Dans mes nuits, il y a des profondeurs noires qui n’en finissent pas.
Dans les profondeurs, il y a des bruits, beaucoup de bruits.
Les bruits ce sont des cris.
Mes mains sont liées et je ne peux me détacher
et j’assiste impuissante au bal de visions repoussantes.

Il y a des silences au milieu des cris, dans les abysses de mes nuits.
Des silences où les mots n’existent plus.
Des silences où les pourquoi sont impuissants.
Parfois je me vois me lever, je ne sais comment,
et je monte un escalier qui n’en finit pas.
Puis l’escalier est un toboggan et les marches n’existent plus.
Le choix n’existe plus.
Il ne me reste plus qu’à glisser… glisser vers l’inconnu.

Dans mes nuits il y a le non-sens et je ne comprends plus rien à rien.
Il y a des larmes qui coulent souvent, écrasées sous le poids des cris.

Alors quelque chose de chaud m’effleure le visage et j’ouvre les yeux.
Et je vois que c’est un rayon timide, un rayon du matin,
recouvrant d’un voile léger la nuit qui s’évanouit.

Il y a des nuits, il y a des matins, qui valsent comme des pantins.

Et je ne sais toujours pas si le rêve est le jour ou la nuit qui s’est tue.

Laisser un commentaire